La Norvège

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24 décembre 2006

GLEDELIG JUL

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Nous vous souhaitons à tous un Heureux Jul !

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Norvege (avec de bonnes recettes)

Cartes de Jul

Site en norvégien consacré à Jul

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10 décembre 2006

Noël en Norvège

Dans les ports du monde entier, sur les sept mers du globe, les mâts des navires norvégiens se garnissent d'arbres de Noël à l'approche des fêtes. A bord, comme dans tous les foyers norvégiens du monde, Noël se fête selon une tradition originale, bien distincte des célébrations d'autres nations.

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par Vera Henriksen

La différence est moins marquée qu'il y a quelques années tant les progrès de la communication et le brassage culturel ont facilité l'échange des traditions. Les similitudes entre les Noël d'Oslo, de Londres ou de New York peuvent s'imposer davantage à l'observateur que leurs différences.

C'est la même frénésie d'achats, les immenses sapins constellés de lumières au centre des places, les guirlandes et les feux, l'art des décorateurs s'étalant aux vitrines et les enfants émerveillés qui tendent le cou pour mieux voir.

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Oslo

Comme ailleurs, dans d'autres villes, les adultes rêvent d'un bon vieux Noël à l'ancienne, à la manière de nos arrière-grands-mères. En Norvège, ce rêve peut devenir réalité pour qui a la chance d'être invité à fêter Noël à la campagne.

Noël à la campagne

Dans les grandes fermes, on s'affaire aux premiers préparatifs plusieurs semaines avant Noël. Le brassage de la «juleøl» (bière de Noël) et la préparation de certains plats traditionnels de porc ouvrent le ban. C'est aussi le temps de confection des gâteaux secs ­ la tradition en exige sept sortes ­ et du «julekake» (gâteau de Noël), délicieuse pâte levée fourrée aux raisins secs et au cédrat, parfumée à la cardamome. La maison embaume les arômes de cuisine, l'impatience des enfants grandit.

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Moins réjouissant mais inévitable, Noël se prépare aussi en nettoyant la maison de fond en comble. On complète aussi les réserves de bûches qui doivent entretenir les feux durant les fêtes.

De nos jours, on part aussi en forêt pour repérer l'arbre de Noël, une promenade que nos arrière-grands-pères s'épargnaient sans doute. Le sapin de Noël, pratique importée d'Allemagne, n'est attesté que depuis la deuxième moitié du siècle dernier. Dans les campagnes, il ne s'est imposé que bien plus tard. Lorsque vient le soir de Noël, l'arbre est dressé dans le salon pour y être décoré.

Le soir de Noël, il était aussi coutume de placer un bol de gruau dans la grange à l'intention du lutin de la ferme. Ce lutin protégeait la maison contre les forces surnaturelles, et nos arrière-grands-mères avaient le sentiment que ce petit bonhomme n'était pas purement imaginaire. Le «julenek», couronne de céréales, était attaché à un poteau de la ferme, cadeau de Noël à l'intention des oiseaux du ciel. Les animaux de ferme recevaient eux aussi leur menu de fête.

L'après-midi du 24 décembre, les clôches sonnent Noël et la paix gagne les villes et les campagnes. Certains commencent par la lecture de l'Evangile de Noël, de préférence dans une vénérable Bible des familles. On passe ensuite à table pour y déguster des saucisses et de la poitrine de porc, du «lutefisk» ou encore un rôti de porc accompagné de choux au vinaigre. Le «lutefisk» est une préparation (à la soude) de morue séchée dont la tradition remonte sans doute à l'époque catholique, qui considérait le soir de Noël comme un jour de jeûne et d'abstinence.

Ensuite, c'est la ronde obligatoire autour du sapin de Noël. Chacun prend son voisin par la main et tourne autour de l'arbre en entonnant des chants de Noël, tandis que les enfants glissent des regards en coin vers les paquets entassés sous l'arbre. Les cadeaux sont enfin distribués et tous peuvent se détendre. Le reste de la soirée est consacré aux jeux et à la dégustation de bonnes choses.

    

Le jour de Noël, la famille se rend souvent à l'église. La messe était jadis lue tôt le matin, et tout le monde rentrait chez soi prendre un solide petit déjeuner. De nos jours, le service commence à 11 heures et est suivi d'un déjeuner en famille, en général du porc servi sous une des formes traditionnelles.

Les 24 et 25 décembre ne sont que l'ouverture de célébrations qui durent au moins jusqu'au 13e jour, soit le 6 janvier, voire par endroits jusqu'au 13 janvier, fête de Saint Knut, soit 20 jours plus tard. Un proverbe affirme que «le 20e jour chasse Noël à coup de balai».

Les fêtes sont le temps des rencontres. Déguisés et grimés en «julebukk» (bélier de Noël), les enfants vont de porte en porte collecter biscuits et sucreries. L'origine de cette coutume est inconnue, mais les experts s'accordent pour la faire remonter au moyen âge.

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C'est encore ainsi que l'on fête Noël dans de nombreux villages norvégiens, d'une manière qui n'a guère changé depuis l'époque de nos aïeux. On imagine qu'après cette débauche d'efforts, le souhait le plus cher de nos arrière-grands-mères était d'entrer en hibernation.

Les traditions les plus anciennes

La plupart d'entre nous acceptent ces traditions sans même se poser de questions. Il est facile d'oublier que les coutumes sont une sorte de conservatoire vivant qui préserve de l'oubli certains aspects des croyances et du mode de vie de nos ancêtres, moeurs païennes et chrétiennes primitives confondues.

Noël, fête chrétienne par excellence, s'est inspiré des célébrations de nombreuses religions. Chaque pays s'est constitué ses traditions originales, tissu de fils de toutes provenances, dont l'origine se perd dans le temps.

L'arbre toujours vert est un message de vitalité et de croissance malgré l'hiver et l'obscurité. Il unit des symboles chrétiens et païens. Le gui nous vient des Celtes, le houx des Saxons, la coutume de faire des cadeaux autour du solstice d'hiver est l'héritière d'une tradition romaine célébrant l'année nouvelle. Parmi les traditions norvégiennes, certaines descendent en droite ligne des festivités vikings, les «blot».

Même le mot «jul» (Noël) est d'origine préchrétienne. Joulu ou jol, qui a survécu dans le français joli, était une fête païenne célébrée dans toute l'Europe du nord. Les historiens ne parviennent pas à s'entendre sur la nature de ces festivités, ni même sur la date de cette célébration. Ils pensent qu'elle devait se situer tard en automne ou au début de l'hiver. La plupart estiment qu'il s'agissait de rites de fertilité qui s'accompagnaient de sacrifices aux ancêtres ou se confondaient avec eux.

Cette combinaison peut paraître étonnante aujourd'hui. Mais pour une communauté agraire, rythmée par les saisons, les naissances et les décès, il a pu paraître normal de lier la fertilité à la mort, l'apparition de la vie et son retour à l'insondable.

Les plus anciennes traditions de Noël semblent provenir de cette époque-là. Elles consistent en offrandes aux morts et aux divinités, en général sous forme de nourriture et de boisson.

Un barde norrois qui vivait vers l'an 900 après J.-C., soit un bon siècle avant la christianisation de la Norvège, dit dans l'un des poèmes dédié à son roi:

C'est en mer que ce prince avisé lève sa coupe à Jul, si la décision ne dépend que de lui.

Dans le même élan, le barde cite aussi Frøy, dieu de la fertilité. Ce poème semble donc accréditer la thèse de la grande ancienneté de certaines des traditions évoquées plus haut.

Parmi elles, le brassage de la «juleøl», bière brune et forte, a de nos jours été repris par les brasseries. On peut suivre cette tradition à travers les âges jusqu'à un passé lointain, où des cornes à boire pleines de juleøl étaient consacrées aux dieux Odin, Frøy et Njord. Quand les Norvégiens d'aujourd'hui lèvent leur verre et échangent leurs «skål» retentissants, ils se soucient comme d'une guigne de leurs ancêtres vikings qui levaient leur corne pleine de bière ­ sacrificatoire ­ et buvaient pour la paix et une bonne année.

Si la juleøl a pu survivre à la christianisation du pays, c'est simplement parce que les gens ont refusé de s'en passer. Ne parvenant pas à la supprimer, les autorités ont sagement choisi de trouver une nouvelle valeur symbolique à cette ancienne tradition. Cette bière ne devait plus être considérée comme une offrande, elle fut rebaptisée bière des saints. Selon une loi de ce temps, elle devait «bénir la nuit sainte pour le Christ et la Vierge Marie».

Le fait que le nom de Frøy soit mentionné dans ce poème renvoie à une autre tradition: on croit en effet qu'un porc était sacrifié en offrande à Frøy au cours du «joulu» et qu'il servait de plat principal aux agapes qui s'ensuivaient. C'est peut-être pourquoi le porc est la viande de Noël dans la plupart des foyers norvégiens. Il est préparé de mille façons: porcelet rôti, confit, poitrine grillée au chou aigre, jambon fumé, pied confit.

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La croyance aux lutins s'enracine elle aussi dans l'ère préchrétienne. Son pedigree et son rôle de protecteur de la ferme, le lutin les a empruntés au «rydningsmann», personnage mythique et premier défricheur de la ferme dans un passé brumeux. Il était supposé reposer dans un des tertres funéraires que l'on trouve souvent aux abords des fermes. A Noël ­ également fête des morts, nous l'avons vu ­ nourriture et boisson étaient apportées au tumulus et l'on croyait que le défunt sortait boire et manger. Au cours des siècles, ce revenant respecté et craint a fait place dans les esprits à un petit bonhomme moins dangereux mais néanmoins néfaste en certaines occasions, le lutin des contes de fées.

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De nos jours, ce lutin n'existe plus seulement dans la tradition nordique. D'une façon ou d'une autre, et par des voies sans doute détournées, il s'est progressivement confondu avec saint Nicolas. Le fruit de cette symbiose entre un gnome et un évêque est ce personnage que les petits américains rencontrent dans le poème «The night before Christmas», un bonhomme débonnaire portant un costume rouge, au ventre rond et aux yeux pétillants de malice. Même en Norvège, le lutin du cru se confond parfois avec le père Noël d'importation.

S'il faut en croire la tradition populaire, le lutin n'est pas le seul être surnaturel en vadrouille le soir de Noël. Les gens croyaient qu'à cette époque de l'année, les défunts sortaient en cohortes serrées. Pour les amadouer, il fallait laisser sur la table les reliefs du banquet de Noël. A certains endroits, c'est durant toute les fêtes qu'il était recommandé de ne pas débarrasser la table. Une idée à garder en mémoire lorsque l'on se sert à l'un des ces imposants buffets de Noël que proposent les restaurants norvégiens: il est probable que la tradition des buffets scandinaves mène outre-tombe.

Cette débauche de nourriture avait sans doute une origine différente. Les gens croyaient que les quantités servies à Noël étaient gage de richesse ou de pauvreté pour l'année à venir. Ils se surpassaient donc pour s'assurer une année prospère.

D'autres traditions peuvent être suivies jusqu'au moyen âge, comme celle de la gerbe de grains destinée aux oiseaux ou celle des biscuits de Noël. L'origine de ces traditions est obscure. Certains historiens pensent qu'elles s'enracinent dans les anciens rites de fertilité, mais cette opinion ne fait pas l'unanimité.

En ville

De nos jours, les citadins auraient tendance à simplifier les festivités de Noël. Néanmoins, de nombreux rites anciens restent encore à l'honneur.

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Les cadeaux sont ouverts le soir de Noël, la ronde autour du sapin est obligatoire, tout comme le sont les chants de Noël. Les plats traditionnels sont eux aussi toujours à l'honneur: riz au lait où se cache une fève (en fait une amande pour le goût), «lutefisk» ou cabillaud, préparations à base de porc, «julekake» et gâteaux secs.

La tradition de rendre visite à sa famille et à ses amis entre Noël et Nouvel An est elle aussi bien vivante. L'hospitalité est de rigueur, car nul ne doit rester seul le soir de Noël.

La couleur dominante est le blanc, et pas seulement à cause de la neige. Les ampoules des guirlandes et décorations sont blanches et non colorées comme c'est le cas ailleurs.

Le reste n'a rien d'exceptionnel: pères Noël à grande barbe blanche dans les grands magasins, arbres de Noël, étoiles et paillettes, plaisir de l'attente et attente du plaisir.

Si l'occasion le permet, un visiteur de passage devrait découvrir les joies d'un «julebord», traditionnel banquet de Noël norvégien. Et s'il se laisse charmer par ces plaisirs, il pourra peut-être envoyer une pensée émue aux revenants du moyen âge qui sont sans doute la cause des premiers julebord.

Rédigé par Nytt fra Norge pour le Ministère des Affaires

Des Cartes de voeux :

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Site en français sur Noel en Norvège

Site en norvégien sur Jul

Envoyer des cartes de fin d'année en Norvégien

Si le sujet des solstices vous intéresse, vous pouvez lire :

Mabire (Jean) et Vial (Pierre), Les solstices, histoire et actualités, Ed. Le Flambeau

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12 octobre 2005

Les Valkyries

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Peu valorisé, le rôle des Valkyries n'en demeure pas moins essentiel dans la Mythologie Germano-Scandinave et a une place primordiale dans l'esprit du Viking. Le terme de Valkyrie vient de Valkyrja (Valkyrjur au pluriel), nom éloquent puisque le mot Islandais Kjósa, déverbatif de kyrja a donné en français "kyrie", ce qui signifie "le choix" et Val "la mort", mot lui-même tiré du vieux Norrois: Valr, signifiant "les cadavres gisant sur le champ de bataille", racine que l'on retrouve également dans Valhöll qui est "la salle (höll) des guerriers morts au combat (Val)".

Les Valkyries ou "óðins meyjar" (filles d'óðinn) sont apparentées à la famille des Dieux de la guerre nommés Æsir (Ases) et ont pour devoir de venir chercher les héros morts au combat nommés Einherjars (ceux qui combattent seuls) sur le lieu de la bataille puis les emmener dans la Valhöll ou en Allemand au "Walhalla". C'est la demeure d'óðinn à Asgarðr. Les murs y sont couverts de lances polies, de boucliers étincelants et à chaque siège se trouve une armure rutilante. Les Einherjars y passent une existence enjouée, guerroyant avec enthousiasme quotidiennement sans jamais périr malgré les pires blessures subies et festoyant chaque nuit en dévorant le sanglier Sæhrímnir qui renaît chaque matin. Ils y attendent valeureusement le Ragnarök (terme signifiant "le Destin final des Dieux" puis réinterprété ultérieurement avec l'influence du Christianisme comme "le Crépuscule des Puissances" puis comme "le Crépuscule des Dieux" à l'époque Wagnérienne. Le Ragnarök est l'idée de la fin du monde chez les anciens Scandinaves, l'âge où les hommes et les Dieux face à leur destin livrent ensemble un ultime combat, avant le Renouveau). Si les Valkyries, génies des morts et guerrières supraterrestres, ont le pouvoir de décider qui remportera la bataille, c'est óðinn qui choisi les guerriers qui, jugés véritablement dignes et courageux, mourront afin d'avoir l'honneur d'accroître son armée en vue du combat suprême du Ragnarök. Si elles ne se plient pas à sa volonté et n'appliquent pas ses décisions, elles seront condamnées à vivre comme de simples mortelles pouvant avoir époux et enfants.

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Le nombre des Valkyrja varie selon les poèmes et les chants mais il est probable que leur nombre soit illimité. Leurs noms renvoient très souvent à une fonction guerrière et magique: Geirdríful (lanceuse de lance), Geirahöð (combat de lance), Göll (hurlement terrifiant au combat), Gunnr (bataille), Herfjöturr (lien magique de l'armée), Hladgud (qui tisse dans la bataille), Hrist (celle qui ébranle), Hlökk (vacarme des combats), Hildr (combat), Skögull (synonyme de combat), Skoggjöld (temps de la Hache), Göndul (habile au maniement du gandr / baguette magique), Rodgríðr (la dominatrice), Randgríðr (ravage des boucliers), Þrúðr (force), Skuld (l'avenir)... à noter que Skuld fait également partie des Nornes (équivalent des Parques dans la Mythologie Grecque). Cependant, ces noms ne sont pas très anciens et ont vraisemblablement été crées par l'imaginaire des poètes au fil du temps.
Les valkyries, apparaissent physiquement comme de magnifiques vierges blanches ayant les yeux bleus et de longs cheveux blonds coiffés en chignon. Elles sont vêtues d'amples robes de cérémonies pour servir, au Walhalla, la viande et l'hydromel aux guerriers et portent casque, bouclier ainsi qu'une lance, lorsqu'elles chevauchent, sous le tonnerre de Þhórr (Thór), de puissants étalons nacrés dans la fureur dévastatrice des combats. Dans le ciel leurs armures forment parfois d'étranges lueurs que les hommes d'aujourd'hui nomment les aurores boréales.

Au cours des époques la personnalité ainsi que la charge de la Valkyrie s'éloigne du concept originel de la mythologie Nordique et des croyances populaires pour ainsi laisser place à un portrait plus romantique et magnanime. On alla jusqu'à leur attribuer, par ineptie, une connotation sexuelle. Les Scaldes (poètes) firent avant tout éloge de leur caractère Héroïque et à travers la saga des Völsungar et en particulier du Niebelungenlied (poème autrichien écrit en 1200 relatant la vie du héros Siegfried) renchérirent leur nature humaine qu'elles n'ont pourtant pas. De fait, les personnages et les aventures relatées dans le Niebelungenlied sont, à tort, souvent mélangé à ceux de la tradition proprement Nordique (Edda / Völsung). Si des fondements communs existe dans ces deux Sagas on ne peut les assimiler totalement. Le caractère de la version Norroise (Völsung) est très proche du monde céleste tandis que la version Allemande (Niebelungenlied) est beaucoup plus proche du monde humain. Cette erreur fut pourtant exaltée et universalisée au XIXème siècle principalement par Richard Wagner qui, dans son oeuvre, ôta aux Valkyries leurs cruautés ancestrales ainsi que leurs aspects ténébreux.

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Si dans la société Scandinave mourir courageusement au combat fut un honneur et que les Valkyries, expertes en bravoure, offrent gloire et victoire sur le champ de bataille, il ne faut pas oublier qu'elles n'en restent pas moins, à l'origine, des créatures mortuaires démoniaque redoutables, se délectant de corps démembrés, appréciant les tueries sanguinaires, les carnages de la guerre et le triomphe de la mort, n'hésitant nullement à massacrer elle-même les guerriers dont le destin est de périr, afin d'avoir le plaisir de les choyer dans la Valhöll.
L'identité de la Valkyrie véhicule indéniablement une notion de mort au combat, une mort violente réclamé par le destin. La Valkyrie est le lien fondamental entre le guerrier et sa mort. A la fois obscurité et lumière, belle et sinistre, ces majestueuses vierges funestes furent craintes et respectées de tout Viking.

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10 septembre 2005

Le Bunad

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Le bunad est le nom donné au costume national norvégien. Ce costume symbolise l'identité nationale et culturelle du pays. A ce titre, chaque région possède un bunad avec ses particularités. Ainsi, le bunad d'Oslo est très différent du bunad de la région de Bergen. Il existe ainsi des dizaines de variantes locales. Le bunad se compose en général de plusieurs éléments : broderies, bijoux, ceintures, sac, rubans, foulard, gilet...

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Le Prince Haakon et la Princesse Mette-Marit

Les costumes sont de préférence confectionnés à partir de matériaux naturels : lin ou coton pour le chemisier ; soie pour le foulard ; laine pour les jupes, gilets, vestes, pantalons et chaussettes ; lin ou soie pour les coiffes et tabliers. Les broderies représentent très souvent des motifs floraux et de couleurs vives. Les bijoux sont en général en argent et agrémentent la tenue. Il est de coutume de mettre au moins une broche pour tenir le chemisier ou la chemise et des boutons de manchettes. D'autres accessoires peuvent s'ajouter selon les régions : couronnes, ceinturons, boucles d'oreilles...

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Bunad du Hardanger

Les Norvégiens aiment porter ce costume national lors des grandes occasions : fêtes, cérémonies privées ou familiales. L'importance encore accordée à cet habit de fête est unique dans cette partie du monde. Pour vous donner une idée de l'attachement des Norvégiens à leurs costumes nationaux un chiffre : 60% des femmes en Norvège possèdent un bunad ! L'attachement au bunad se manifeste dans tout son faste lors de la fête nationale à ne pas manquer, le 17 mai !

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17 mai - Oslo

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17 Mai - Bergen

Posté par Norvege à 11:29 - Traditions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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